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Au
19ème siècle, après une longue période d'activité médiocre, Bayonne devient un port industriel avec l’implantation des Forges de l’Adour en
1881 – 1883 ; c'est l' un des premiers exemples de « sidérurgie sur eau » en France.
L'usine littorale s'installe rive droite de l'Adour, sur de vastes
terrains proches de l'embouchure. Elle reçoit de l'extérieur les
matières premières nécessaires (houilles galloise et anglaise, minerai
de fer de Bilbao). Si les navires repartent sur lest en direction de la province de
Biscaye, en revanche ceux à destination de la Grande Bretagne sont
chargés de traverses et de poteaux de mines tirés de la forêt des
Landes de Gascogne. Ces forges trouvent des débouchés importants auprès
des réseaux de chemins de fer, plus particulièrement auprès de ceux du
Midi et d'Orléans.
Un renouveau spectaculaire s’opère pour le port de Bayonne dont la
gestion depuis 1887 est concédée par l'Etat à la Chambre de
commerce.
Le trafic est en augmentation régulière :
1875 : 129 217 tonnes
1890 : 508 908 tonnes
1913 : 1 000 000 tonnes
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